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10 bonnes raisons de s’intéresser au mondial

Il rameute les foules ou saoule, mais il ne laisse pas indifférent. Pourquoi ce sport déclenche-t-il tant d’engouement dans ce contexte ?

1. Le foot, c’est simple!

Les règles sont très simples et n’importe qui avec deux jambes et un ballon, peut y jouer. Le dribble est certes un talent inné dont peu peuvent se targuer, mais à priori, le ket du coin peut s’y mettre. Donc facile de s’y identifier et surtout, tous les 4 ans de s’improviser arbitre du dimanche : sur un simple regard, vous pouvez calculer la distance entre le tireur et le rectangle blanc et crier un scandalisé « hors jeuuuuuu » !!

2. Parce qu’il est aussi injuste que la vraie vie 

Et oui. Une équipe peut, dominer le jeu pendant 89 minutes et perdre dans les arrêts de jeu (traumatisme Maroc-Iran, par exemple ou encaisser le goal qui fait toute la différence – celui de Ronaldo contre la même équipe, au hasard toujours).

Coupe du monde 2018:
la déception de l’équipe du Maroc, battue par l’Iran

3. Parce qu’il nous réunit et nous fait tourner la tête tous ensemble 

L’émotion reste à son comble et atteint des paroxysmes, lorsque le ballon rentre dans la lucarne ou lorsque l’arbitre sort le tant craint carton rouge – tout un symbole, intégré d’ailleurs dans le langage de la vie quotidienne d’ailleurs. On est joyeux, triste, solidaires, fous, furieux, angoissés. Mais on vibre en famille ou avec nos amis. Bref, on est  ensemble.

4. Parce qu’il représente l’ascenseur social 

Un ket de quartier, avec un jeu de jambes remarquables, peut demain devenir un joueur de renommée internationale, au prix à 5 chiffres, et être entouré d’une équipe de managers dignes d’un PDG de multinationale. Aucun montant ne choque, aucune méthode non plus. Le football est né dans les villages anglais et c’est bien plus tard qu’il s’est gentrifié pour ses vertus disciplinaires, physiques et mentales.

5. Parce qu’il peut être engagé et engageant.

Le dribble était un geste de résistance chez les Brésiliens noirs pour faire face aux insultes et aux coups subis, et jamais sanctionnés des blancs de l’époque.
Le dribble était une feinte, une technique de survie, pour sauver sa peau, et aujourd’hui, il est devenu l’essence même du jeu brésilien.
Regardez l’équipe de France: les black-blancs-beurs ont marqué toute une génération et notre Fellaini national m’inspire encore pour ma coupe de cheveux . (Sans commentaire svp !) Parce que Lukaku devient tout d’un coup prononçable et du cru, parce que nos équipes multicolores sont la preuve de notre ouverture et multiculturalité devant certaines équipes monochromes.

6. Parce qu’on a besoin de liesse nationale populaire  

Je ne sais pas vous, mais depuis les exploits de nos diables au Brésil, j’ai rarement vu autant de drapeaux belges sortis. Flamands et Wallons sont d’accord. La France se souvient encore des effets économiques, psychologiques et sociaux de la victoire de leur équipe. On n’a jamais autant eu envie d’être Belges qu’avec nos maillots au polyester douteux – mais rouges et je pourrais même envisager d’être blonde pour être assortie à mon drapeau (note de ma fille : « ce serait plus rapide d’essayer de devenir noir corbeau que blonde jaune, non? « ) C’est peu vous dire !

7. Parce qu’on leur passe tout. Comme aux gamins. 

On leur pardonne les magouilles (hein Platini, #onallaitquandmemepassemmerder), leurs méthodes très borderline, les attitudes scandaleuses des joueurs, les mauvaises manières, les femmes de footballeur, les prix des billets, les pays super démocratiques qui les accueillent, les musiques de fêtes foraines déguisées en tubes et surtout le merchandising kitsch et envahisseur de looks. Si la diplomatie s’aide de matchs réussis pour pousser des enjeux, c’est le seul endroit où tout le monde a le même niveau mental : celui d’un gosse ravi de faire la fête.

8. Parce qu’on a de vrais sujets de conversation avec nos collègues

Si ce lundi, c’était la honte nationale marocaine après 20 ans d’absence au Mondial : je retourne ma veste sans aucun complexe et je deviens supporter à 500 % des diables, jeudi on était fiers de s’être battus comme des lions. On attendra le Maroc dans 20 ans (seule consolation : une équipe iranienne au swag incontestable). On a de très bonnes raisons de partir plus tôt (les bureaux se sont vidés à 15h50 pour le match Panama – Belgique) et de hurler au café voisin avec les collègues. Un vrai team building pas cher du tout !

9. Le swag des footballeurs

La grande classe. Terminé le maillot informe, les costumes-sacs, les mecs furieux qui fument sur le banc de touche. Le footballeur est classe – de dehors en tout cas et ses costumes sont étudiés sur mesure, ainsi que toutes ses apparitions publiques. On aime Posh ou pas, elle a fait de son David un modèle d’élégance incontestable.

10. Parce qu’on révise notre géographie

Que ce soit dans les Paninis (mais quelle nostalgie) ou dans les résumés, on réapprend l’existence de pays dont on avait aucune connaissance. Le Panama par exemple. Interro surprise après le Mondial.

Podcast
Découvrez ma chronique réalisée pour l’émission « Faut qu’on en parle » – Red Devils : fierté nationale?