Une table en Ritalie

C’était un peu comme aller manger chez une grande tante (ou grand oncle, Jean-Michel et Renato seront fâchés sinon) particulièrement inquiets à l’idée que je ne mange pas assez. Accueillie comme dans une tribu méditerranéenne, avec bonheur et honneur.
Je dois avouer que je savais à l’avance ne pas trop risquer : la nourriture est à Jean-Michel Zecca ce que le fédéralisme est à la Belgique : une question de principe. Je le savais préoccupé, concerné et lorsqu’il m’a dit  » bienvenue en Ritalie », je savais que j’avais bien fait de venir.

C’était bon, simple, heureux, copieux.

A deux, nous avons pris 7 antipasti, 2 plats et deux (si si) desserts. Soyons honnêtes, le plat après les 7 antipasti, n’est presque pas nécessaire et évidemment les deux desserts ne sont pas du tout nécessaires. Mais a-t-on édicté quelque part que le plaisir était une chose nécessaire? Vous avez 3h ou 3 secondes pour me répondre : quelle horreur de mêler plaisir et nécessité.

Le poisson du jour était du loup de mer (parce que, de manière conceptuelle, je préfère les loups aux moutons)La sélection des antipasti pourrait suffire comme plat, si vous prenez les 10, pour une table gourmande et conviviale.
Le kiff. Je crois que bonheur, en italien, se dit « Felicita ».

Felicità
528 chaussée de Bruxelles
Waterloo